Joël-René Dupont, Inspecteur d’académie, Directeur des services départementaux de l’Éducation nationale. Département des Yvelines.
« Depuis la rentrée scolaire 2008, la part
de l’éducation artistique et culturelle s’est
développée de manière significative dans
le cadre de l’accompagnement éducatif
puisque le volet culturel atteint 28 % du
volume d’heures pour les 111 collèges engagés
dans le dispositif. Cette croissance s’est
opérée dans un contexte départemental
favorable grâce à la vitalité des dispositifs
(classes à PAC, Ateliers artistiques et AS T)
développés hors de l’accompagnement
éducatif et en partenariat avec de
nombreuses structures culturelles tant dans
le premier degré (196) que dans le second
(171). De plus, aux moyens de l’Éducation
nationale, s’est ajoutée la participation
du Conseil général des Yvelines qui propose
de soutenir dans chaque collège trois
projets soit avec ses services – A rchives
départementales, musée Maurice-Denis… –
soit avec des structures culturelles
des Yvelines, Le Prisme, le CNEAI,
le Théâtre de Villepreux…
Les ateliers sont pour les élèves autant
d’occasions de s’impliquer en entrant dans
une pratique artistique ou scientifique et
de comprendre une question ou une oeuvre
inconnues d’eux. Outre la découverte d’un
créateur, d’un spectacle, d’une exposition…,
les élèves travaillent avec leurs professeurs,
des artistes ou des scientifiques autour
d’un projet. Toutes ces actions participent
par la pédagogie du détour aux
apprentissages fondamentaux – et donc
à la réussite des élèves – en proposant
des réinvestissements et des prolongements
qui sollicitent l’expérimentation, l’imagination
et la créativité de chaque élève. »
Brigitte Cayla, Directeur de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports. Conseil général des Yvelines.
« À l’initiative du président Pierre Bédier,
le Conseil général des Yvelines a souhaité
apporter son appui au développement
de l’accompagnement éducatif dans
les collèges du département. Favoriser
la réussite scolaire et promouvoir l’égalité
des chances sont en effet au coeur
de ce dispositif et de la politique engagée
par le Département en direction
de ces établissements.
Il a fait choix de soutenir par priorité la mise
en place des pratiques artistiques et
culturelles. Offrir à tout élève qui le souhaite,
quel que soit son environnement familial
et social, une ouverture au monde de l’art
et de la culture sous toutes ses formes,
est une ambition que le Département
partage avec l’Éducation nationale sur
ce temps de l’accompagnement éducatif.
Tisser un lien fort entre établissements et
structures culturelles de proximité et établir
des passerelles entre temps du cours
et hors-temps scolaire est la deuxième
ambition de ce projet. Le Département
est donc attentif au développement
de partenariats durables avec, comme
exigence commune, la qualité.
L’objectif est enfin, en favorisant
la connaissance de cette offre culturelle
locale, en éveillant la curiosité de nos jeunes
et en révélant ainsi leurs potentialités,
de faire naître le désir d’une activité artistique
suivie au sein de ces équipements en dehors
du temps scolaire. La reconquête par
ces structures du public adolescent est un
espoir partagé et le pari que le Département
fait aux côtés de tous ses partenaires. »
Christian Wassenberg, Inpecteur d’académie, Directeur des services départementaux de l’Éducation nationale. Département de l’Essonne.
« Pour aider élèves et familles à décrypter
la cohérence de l’offre en matière d’aide face
à la difficulté scolaire, il convient d’expliciter
les parcours proposés aux élèves en
s’appuyant sur la mise en oeuvre des
programmes personnalisés de réussite
éducative (PPRE). Il faut aussi que les chefs
d’établissement – avec l’aide des IA-IPR –
et les IEN travaillent avec les enseignants
sur la question, trop souvent renvoyée
au temps périscolaire, du travail personnel
et de l’explicitation des attentes. Cette mise
en cohérence relève d’un travail de
concertation, d’impulsion et de pilotage
partagés réalisé, entre autres, à l’occasion
de l’élaboration des lettres de mission
des chefs d’établissement et des IEN ou
des contrats d’objectifs et doit être
présente dans les dialogues de gestion
pour mesurer les possibles évolutions
dans l’utilisation des moyens.
Comment mettre à profit la richesse de l’offre partenariale pour permettre aux élèves d’établir des rapports entre les apprentissages scolaires et leur « application » hors de l’école ? L’offre, en matière sportive, artistique et culturelle, doit être interrogée sur sa complémentarité, sa capacité à offrir du sens aux apprentissages. Ce souci de mise en cohérence doit nous inciter à être pleinement présents dans les instances d’instruction des projets périscolaires présentés dans le cadre des dispositifs partenariaux et nous amener à diffuser l’information sur la pertinence des actions retenues auprès des chefs d’établissement et des IEN. »
Gérard Sebaoun, 2e vice-président en charge de l’Éducation, la Jeunesse et la Prévention. Conseil général du Val-d’Oise.
« Le Conseil général du Val-d’Oise s’investit
pour développer l’usage des technologies
de l’information et de la communication
(Tice) au niveau des collèges. Ludiques,
visuelles, ouvertes sur le monde, appréciées
des jeunes, elles présentent un grand intérêt
pédagogique et surtout sont un atout
d’importance pour la réussite scolaire.
Un des axes forts de cette offre éducative
est la mise à disposition de la communauté
éducative valdoisienne d’un portail de
soutien scolaire : @nper (Accompagnement
numérique pour une éducation réussie).
Ce portail (http://anper.valdoise.fr/), développé
et animé en partenariat
avec l’inspection académique, le CRDP
de l’académie de Versailles-CDDP du
Val-d’Oise et le Conseil général du Vald’Oise,
offre des outils, des ressources, des
espaces de travail, pour faire du multimédia
pédagogique un environnement au
service de l’accompagnement des élèves.
Un autre exemple de l’engagement du
Département : la construction et
l’équipement du collège numérique Charpak
à Goussainville. Un établissement équipé
de 16 tableaux numériques interactifs
afin de réduire le poids du cartable, d’une
« cartablerie » de 30 ordinateurs portables
connectés en wifi, d’une salle multimédia
de 30 postes en libre service pour les élèves.
Enfin, chaque professeur est doté d’un
ordinateur portable. Personnels de
l’établissement, élèves et parents possèdent
leur espace numérique de travail
pour faciliter les échanges et
la communication entre tous les membres
de la communauté éducative. »
Claude Michellet, Inspecteur d’académie, Directeur des services départementaux de l’éducation nationale. Département des Hauts-de-Seine.
« Par-delà les réformes qui scandent le temps de l’institution scolaire,il existe de grandes évolutions de fond qui les transcendent
très souvent : ainsi de l’allongement de la scolarité, du passage au collège unique et,actuellement, de la différenciation des temps
d’apprentissage. Avec la réorganisation des horaires à l’école,avec les stages de remise à niveau pendant les vacances,
avec la spécialisation de temps d’accompagnement au lycée et enfin avec la généralisation de l’accompagnement éducatif
après la classe pour les écoliers et les collégiens, cette différenciation des temps apparaît comme un des moyens privilégiés
pour permettre une meilleure adaptation de notre système aux besoins de publics de plus en plus hétérogènes et, à terme,
faciliter la réussite de tous les élèves.
L’expérience ancienne du département des Hauts-de-Seine dans la mise en œuvre d’activités après la classe donne quelques idées sur les enjeux de ces dispositifs et les conditions nécessaires à leur réussite. Tout d’abord, s’appuyer sur une réelle analyse des besoins des élèves auxquels ils sont destinés et notamment sur les manques dus au contexte culturel,familial ou social. Ensuite, permettre les réponses les plus individualisées possibles. Les Tice prennent alors toute leur place dans ce dispositif en offrant une multiplicité d’outils adaptés et performants,et l’accompagnement éducatif devient un lieu privilégié de mise en œuvre qui répond également à la problématique certes réduite mais encore présente de la fracture numérique et de l’accès de tous à cet outil désormais incontournable. »
Maelise Langumier, Directeur des actions éducatives. Conseil général des Hauts-de-Seine.
« Le Conseil général des Hauts-de-Seine
mène depuis 1989 une politique
d’accompagnement éducatif dynamique
à destination des collèges. Aujourd’hui,
76 000 places sont offertes aux
collégiens dans les différents dispositifs
départementaux. Ces dispositifs,
comportent des ateliers pédagogiques,
études et tutorat dont les vacations,
financées par le Conseil général,
sont menées essentiellement par
des enseignants en dehors des cours ,
des subventions sur projet avec un
partenaire local, ou encore la mise à
disposition de 102 médiateurs éducatifs.
Et, pour les familles, des aides financières
sous forme de chéquier sport culture.
De plus, le Conseil général va mettre
à disposition des collèges publics
un environnement numérique
de travail (ENT ). Ce projet ambitieux
est copiloté avec l’état (rectorat,
CR DP-CDDP et inspection académique)
qui assure la formation pédagogique
des personnels et la conduite du
changement inhérente à la réussite
de cette action. Le Conseil général
fournit des équipements informatiques
performants (classes nomades, TNI ,
bornes interactives en accès libre,
baladeurs numériques...) et une aide
à l’acquisition de logiciels et ressources
numériques (subvention annuelle
d’environ 1 200 euros). Il assurera
également l’administration technique
des matériels et une architecture
réseau adaptée aux nouveaux usages
numériques pour offrir une bonne
qualité de service. »
Bernard Patoureaux, Directeur des collèges au Conseil général de l’Essonne :
« Le département de l’Essonne
a fait le choix d’un équipement
numérique ouvert, évolutif
et polyvalent. Il offre ainsi
à la sphère éducative les
moyens les mieux adaptés
au développement de projets,
dans et hors temps scolaire,
lui proposant une multiplicité
d’usages et d’accès.
Il contribue activement à la réussite de chaque collégien en déclinant une politique éducative qui englobe actions et ressources locales, indispensables à la poursuite d’une scolarité novatrice et ambitieuse, tournée vers l’avenir.
La politique numérique de soutien aux cent collèges de l’Essonne, construite en partenariat avec l’inspection académique, respectueuse des compétences attribuées et des critères environnementaux, s’est articulée en trois étapes. Après le déploiement massif de l’infrastructure et une phase de consolidation du socle technologique, se développe aujourd’hui l’optimisation du parc par l’introduction d’outils innovants et fédérateurs (cubes Tice, TNI,...), précurseurs du collège du xxie siècle. »
Simone Christin, Inspectrice d’académie, Directrice des services départementaux de l’Éducation nationale. Département du Val-d’Oise.
« L’accompagnement éducatif
concerne quatre axes forts,
l’aide aux devoirs et aux leçons,
le renforcement de la pratique
artistique et culturelle, de
la pratique sportive et, depuis
la rentrée 2008, la pratique
de l’anglais oral. Le rôle du
chef d’établissement est donc
primordial. À lui de générer
une dynamique auprès des
professeurs mais aussi de faire
appel aux différents partenaires
culturels et sportifs de son
établissement pour rendre
l’offre la plus large possible
à destination des élèves.
Cela implique un travail
d’information et d’incitation
auprès des élèves et des familles.
Le chef d’établissement mettra
également en cohérence
les différentes plages horaires
dévolues à l’accompagnement
éducatif, en général après
les cours, tout en gardant
une souplesse d’organisation
qui exclut toute rigidité.
Le chef d’établissement
maintiendra un volume
équilibré entre les axes de
cet accompagnement et
favorisera, dans une approche
différente de l’élève, les solutions
les plus pragmatiques. »



